Aujourd'hui, nous sortirons quelque peu du ronron quotidien. J'allais ajouter : si vous le voulez bien. Mais, que vous le vouliez ou non, c'est tout de même moi qui écris cette page, je vous rappelle, et qui en donne l'orientation, en fonction de ce que je veux dire - ou pas (mais ça, c'est rare). - En conclusion, si vous ne voulez pas, il vous est toujours loisible de changer de page ou clore celle du site.
C'est exactement ce qui m'est arrivé avec cette affiche, a priori alléchante pour moi, que j'ai vue sur le site de France Télévisions. Le titre - en anglais d'ailleurs - a tout ce qui se peut de plus alléchant. On se demande bien pourquoi, selon ce que disait Jack Allgood, alias Jacques Toubon pour les irréductibles Gaulois, je pense que Jack Tongue ne l'aurait pas renié du reste - sur ce coup-là du moins.
J'avais bien vu, dans l'annonce, que Michel Houellebecq y participait. Pour tout dire, je l'ai fui comme la peste, quand il a présenté ses premiers ouvrages à Apostrophes (avec Bernard Pivot, je le rappelle), ou chez Bernard Rapp, je ne m'en souviens plus. La première impression, parait-il, est souvent la bonne. Et j'y ai vu un personnage, très prout-prout sur les bords, genre 16ème, au faciès simiesque, et assez maniéré : cette façon de prendre sa clope entre le majeur et l'annulaire, et de crapoter comme un collégien, vraiment...
Plus tard (récemment), je me suis dit de laisser tomber les a-priori (il est vrai que je lis rarement un contemporain, même titulaire de prix prestigieux comme le Qu'on-court ; je lui préfère un auteur reconnu par le suffrage des lecteurs - ou au contraire un réprouvé, selon les domaines - puisque je ne fais rien comme les autres, parait-il - ce qu'on appelle le sas du temps).
J'ai lu deux ou trois de ses ouvrages : tiens, c'est bizarre ! en recherchant ses ouvrages (car j'ai la mémoire qui défaille, la mite à neurones aidant - non, ce n'est pas que l'âge plus que canonique désormais, il y a aussi pour beaucoup les saloperies que m'ont fait ingurgiter les Diafoirus aussi scientifiques que mes fesses, et surtout inspirés par les commerciaux des labos, baptisés visiteurs médicaux pour l'occasion - mais ce n'est pas le sujet de mon propos d'aujourd'hui, je développerai sans doute un autre jour - ou pas). En recherchant donc sur mon précieux Wikipédia, j'apprends que le gus s'appelle en fait Thomas.
Ceci pour dire que j'ai lu Plateforme et Extension du domaine de la lutte. Je me dois de reconnaître, objectivement et de manière parfaitement sincère, que le bougre n'a pas une plume désagréable. Ce n'est ni Guillaume Musso, ni Marc Lévy, mais il se laisse lire. Relativement fluide. Ce qui me chagrine chez lui, ce sont ses branlettes quasiment systématiques dans ses écrits. Non que ça me choque vraiment, mais j'estime, s'il a tant besoin de les mentionner, que le personnage a un problème quelque part, à un niveau quelconque que je me refuse d'explorer, je ne suis ni psy ni prétends le devenir - chacun sa merde, comme disait ma secrétaire un soir dans son lit, alors qu'elle me laissait à la porte de son paradis.
Pour en revenir au film, mes craintes se sont avérées, et de manière de plus en plus forte, au fur et à mesure du déroulement du film. En fait, rien à voir avec les réelles NDE, qui permettent d'explorer et de relater les moments proches du passage "à la lumière", tel que le décrivent ceux qui en sont revenus, à l'issue du "tunnel". Non, il s'agit d'élucubrations, de branlette psycho-dépresso-métaphysique, qui a autant à voir avec le thème que moi avec la danse classique en tutu.
Marre de la branlette intellectuelle de paumés du 16ème. Putain ! fumez, piquez-vous (y compris au Pfffizzz...), allez voir les putes, faites de la bagnole à tombeau ouvert si ça vous chante, mais arrêtez de nous soûler avec vos conneries ! faites-les, si ça vous chante, mais arrêtez de nous les vendre pour des révélations apocalyptiques ! et les critiques, faites de la pâtisserie caca-boudin avec du sable et de la crotte avec votre nièce ou votre petite-fille, ça ne vous changera guère !
Votre sous-merde a autant à voir avec les NDE que moi avec l'île de Wight ! appelez-la "branlitude d'un paumé neurasthénique", ce sera plus honnête.
Oui, quand même, que je le dise : je me suis accroché à ma chaise, pour ne pas changer de chaîne ou de site. Mais j'ai renoncé au 2/3. Beaucoup trop con et nul à chier. Ça m'a rappelé le film "Le gros dégueulasse" vu avec avec une copine en 1984 : au bout de 5 minutes, on s'est regardés, et, d'un commun accord, on est sortis de la salle, très déçus et désemparés d'une après-midi qu'on s'était promise comme agréable (comment je suis sûr de la date ? - parce que j'étais complétement célibataire et disponible, mais ça c'est une histoire que je vous conterai peut-être, un autre jour, si vous êtes sages). Voilà, c'est dit.
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