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Sérendipidité & Ultracrépidarianisme

Sérendipidité & Ultracrépidarianisme

*balades en absurdie - instantanés - portraits - réflexions sur le temps - exalter l'expertologie *


Hard Candy

Publié le 18 Mai 2020, 19:21pm

Catégories : #Critiques

Hard Candy

Synopsis: Hayley et Jeff se sont connus sur Internet. Elle est une très belle adolescente de 14 ans, et lui un séduisant photographe trentenaire. C'est elle qui a suggéré d'aller chez lui pour être plus tranquille, elle qui a voulu qu'il prenne quelques photos, elle qui leur a servi à boire et a commencé à retirer ses vêtements...

 

Dans ce film de 2006 (décidément, que de vieilleries dans ma cinémathèque !), la jeune Ellen Page, 17 ans, joue magistralement. Ce qui ne gâche rien, elle est belle à croquer. Enfin je trouve.

Je suis resté en haleine pendant quasiment toute sa durée, sauf des longueurs répétitives que je trouve fort maladroites lors des travellings -au moment où Jeff est ligoté sur la table. Mais je ne suis pas critique de cinéma, ni ne prétends l'être. Et, malgré le titre de ma rubrique, mon propos n'est pas de faire une critique cinématographique en bonne et due forme, mais de saisir plutôt un prétexte pour partager des émotions, des impressions.

Ce que je reproche toutefois au scenario, c'est le niveau de discours et de conscience pour une soi-disant gamine de 14 ans. Ou alors, comme cela est suggéré à un moment, est-elle étonnamment perverse ? Car de la perversité, il en faut tout de même un brin pour élaborer ce traquenard, de toute évidence préparé avec minutie. En tout état de cause, elle s'avère très mûre pour son âge.

C'est à dessein que je n'ai pas parlé de polar. Malgré que l’œuvre appartienne à cette catégorie, j'y vois une réflexion sur la pédophilie. Et c'est précisément l'objet de la quête de la jeune Hayley: qu'est-ce qui peut bien pousser un adulte de 32 ans à chercher son plaisir chez des adolescentes à peine pubères (elle parle de premières règles) ? Quoi qu'affirme la proie pas si innocente que ça de ce petit jeu, ce n'est en effet pas par pur hasard qu'ils se sont rencontrés; elle est intervenue dans plusieurs chatrooms avec des pseudos et des profils différents, qui ont été écartés, la victime ayant donc sciemment sélectionné le profil de l'adolescente.

Le suspense est maintenu de bout en bout, mais l'humour ne manque pas. Ainsi, lorsqu'elle jette les coucougnettes du gars dans le broyeur d'évier, commentant "elles ne sont pas en béton, en tout cas". La fin, surprenante en définitive, après les quelques rebondissements, sauve la morale. Je me suis surpris à aimer cette fin. Tout comme l'ensemble de l'histoire. Il serait bien que tous ces pédophiles, enleveurs, violeurs, tueurs d'enfants, connaissent une fin pareille.

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