Je tiens, tout d'abord, à m'excuser d'avoir annoncé une connerie (comme quoi, ça arrive, même aux meilleurs). J'ai parlé, à propos d'imprimeurs et de pénurie de papier, d'envisager le papier-pierre.
Incidemment, donc, je me suis rendu sur le site d'un imprimeur qui réalisait ce genre d'ouvrage : premier battement de coeur, la quantité minimale est de cent (bien sûr, on peut moins, mais le tarif global ne bouge quasiment pas, ce qui enchérit l'exemplaire unitaire). Second battement de coeur ;
100 ex (format A5) : 2.402,00 € HT (en poche : 2.469,00 HT)
soit, puisque je ne récupère pas la TVA : 2.402 x 1, 055 = 2.534,11 TTC, soit donc 25,34 €/unité.
Ajoutons à cela la marge du libraire : 30 % du prix public, soit 30/70 (ou 42,86 %) du prix brut : 25,34 * 1,4286 = 36.20 €
Et je n'ai pas ajouté la poignée de centimes des droits d'auteur, celui qui fournit du boulot à ce petit monde.
RECTIFICATIF : j'ai simulé une commande, pour vérifier - manifestement, cet imprimeur ne connaît pas la TVA du livre, c'est donc le taux "normal" de 20 % qui s'applique - on reprend donc :
24,02 x 1,20 x 1,4286 = 41,18 € TTC pour UN bouquin ! et je n'ai toujours pas ajouté les droits d'auteur (ni le transport).
QUI achète un bouquin à 42 balles minimum ??? - faut pas déconner, les mecs !
Sinon, mes imprimeurs "classiques" réalisent des ouvrages dans plusieurs formats habituels, que je vous livre ci-dessous (il y en a d'autres, ou à la demande, mais ça nous intéresse d'autant moins qu'ils génèrent des surcoûts).
Le format A4 est celui standard de la feuille lorsqu'on tapote son texte sur son application, Word, LibreOffice - ou autre. Pour le calcul de la surface utile, j'ai pris le format standard d'une feuille, sans la retoucher : 21 x 29,7 cm, moins 2 cm de marge uniformément de chaque côté.
On constate donc, qu'à la louche, 1 feuille classique A4 équivaut à deux A5 (rien d'étonnant, me direz-vous, puisque le second format équivaut au premier plié en deux - certes).
Mais il équivaut aussi à celui de 3 à 3,64 pages d'un format de poche. Cela devient intéressant lorsque le texte à publier est court, sachant que les imprimeurs classiques exigent un minimum de 60 à 80 pages par bouquin.
Le ratio cependant tombe à 1,70 ou 1,84 pour un format prestige. En d'autres termes, on économise des pages d'impression, et c'est intéressant lorsqu'on a un texte long. On économise 10 à 20 % par rapport au traditionnel A5.
| format | dimensions | surface totale en cm² | surface utile |
|---|---|---|---|
| poche | 12*19 ou 11*18 | 228 ou 198 | 144 ou 120 |
| 13,5*21,5 | 290,25 | 189 | |
| A5 | 14,8*21 | 310,80 | 212,40 |
| prestige | 15,5*22 ou 15,5*23,5 | 341 ou 364,25 | 237,50 ou 256,25 |
| carré | 17*17 | 289 | 196 |
| A4 | 21*29,7 ( 2*A5) | 623,70 | 436,9 |
Cette petite démonstration visait à expliciter le choix de format pour certains de mes ouvrages, sachant que le coût de revient est strictement le même pour ces formats. Pour rester cohérent avec ma philosophie d'économie de papier et de tirage à l'exemplaire, allant dans le même sens, il est parfaitement logique que j'opte pour de grands formats - sauf, et je me répète, quand c'est le cas d'opuscules courts, et donc pas très épais, comme ça a été le cas des "Plaisanteries" par Decourdemanche ou Nassif Mallouf.
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