.. celui qui complète par "jacta est" file au coin immédiatement ! Je sais que tout le monde n'est pas suffisamment culturé pour avoir vu toutes les peintures de Mozart, ni avoir entendu toutes les symphonies d'Aristophane, mais comme même ...
Bon. J'ai résolu de tourner les choses à la plaisanterie, parce que j'en ai marre d'être constamment contrarié.
Je passe sur le retard subi auprès de mon imprimeur, du fait de la raréfaction du papier, et donc son enchérissement - ce serait peut-être le moment pour passer au papier de pierre, non ? (loin d'être une plaisanterie, j'y avais déjà consacré un paragraphe dans un article sur le papier ; sinon, pour les autres, c'est ici).
Non, ce qui m'enquiquine aujourd'hui, c'est son recyclage. Les grands sacs jaunes que me confie la mairie pour ce faire, je mets souvent 3 à 4 bonnes semaines à les remplir, voire plus. J'ai décidé en effet de devenir décroissant. Consommant moins, j'ai moins de déchets, logique. Eh bien ! comme ces abrutis qui font la collecte ne ramassent pas les cartons, même pliés bien comme il faut (la dernière fois que je l'ai fait, j'ai retrouvé mes 2 cartons dans la rigole avec la boue et la pluie, 20 mètres plus loin), je me suis littéralement fait chier à les découper au cutter en petits morceaux, pour les enfouir dans un sac jaune.
Je vous le donne en mille Émile ! Ils traînent encore devant chez moi, alors que ceux du boulanger en face ont été collectés. Remarque, un peu plus haut dans la rue, c'est pareil, à cause des travaux, mais tout conjugué, y en a marre ! Ce matin, j'ai été réveillé par le rouleau compresseur qui vibrait sous ma fenêtre, faisant trembler toute ma baraque.
Bon ! chemin faisant, je m'arrête devant le DAB de la banque du coin, histoire de retirer mes sous, avant d'en être privé totalement par décision de l'autre pouf et de ses sbires... ouais, je vire complotissse. Eh bien là ! ça alors ! tout ne peut pas être complètement noir en même temps ! le retrait hebdomadaire maximum est passé de 160 à 190 €. Avez-vous remarqué ? C'est la fête ! Bon, on me dira que c'est mon argent, d'une manière ou d'une autre. Mais quand même, je préfère le savoir à ma disposition qu'à celle de ces escrocs sans foi ni loi.
Je me rends à ma boulangerie. Le pain de seigle que je vois, l'employée ne me prévient pas qu'il est de la veille, alors que la patronne m'avait averti : le lundi et le jeudi, ils le font. Donc, aujourd'hui vendredi, il est forcément de la veille - à moins qu'ils n'aient changé de religion entre-temps. Ce n'est pas grand-chose, mais ça démontre juste la confiance qu'on peut faire aux gens. Les petits pâtés que j'y prends simultanément, soit dit entre parenthèses, je trouve que leur qualité a beaucoup baissé. Ou alors je m'y suis trop habitué. Ou bien je deviens exigeant, acariâtre, chiant, bougon et tyrannique.
Mais il y a tout de même une constante : on ne peut pas faire confiance aux gens. On dit bien : jamais mieux servi que par soi-même. Oui mais, on ne pas tout faire non plus.
Juste une petite râlerie pour la route - je l'avais oubliée, celle-là. Alors que je vais pour enregistrer mon texte sur Libreoffice, la page met de plus en plus de temps à s'ouvrir - mais ce n'est pas perdu pour tout le monde, car un petit bandeau bleu, en haut de la page, me sollicite pour mettre la main à la poche. Chier.
C'est comme les spams (c'en est un d'ailleurs)... mais j'arrête de vitupérer.
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