Suite à mon coup de gueule d'il y a quelque temps, je constate un suivisme erratique de mon blog : un jour j'ai plus d'une dizaine de visites, un autre jour, j'en ai 2, ceux qui me sont fidèles (les abonn-école), un coup 4... Rien à voir avec ce que je publie ou pas, puisque j'ai annoncé que désormais je me sentirai libre de toute obligation.
Toutefois, ayant terminé la publication des 2 ouvrages que j'avais sur le cœur, et n'étant pas mauvais bougre au fond, je vais tout de même vous faire part de mes dernières réflexions.
La situation générale est devenue paroxystique, avec deux événements culminant en ces temps troublés de fin anthropocène, voire fin capitalocène comme le décrivait un chercheur australien, je crois bien, interviouvé sur MEDIA TV.
Nous avons d'un côté l'acmé - annoncé d'ailleurs dès son début de mandat par le petit Manu1, j'insiste (lourdement), je persiste et signe - ce qui prouve notamment que tout ce binz est une machination ourdie de longue date, et qu'il était parfaitement non seulement au courant, mais acceptant cette feuille de route ; les complotistes avaient donc complètement raison, et le crescendo de la répression depuis les premières manifestations des Gilets Jaunes n'a rien de fortuit ni de brouillon, mais il s'agissait tout simplement de mater le peuple et son expression pacifique (en général), le réduire a quia et enfin, instiller la peur qui amènerait les pigeons-moutons à se vacciner "volontairement", voire à arborer fièrement un papelard de la honte qui leur donnerait un statut de "sur-homme", contrairement à tous ces malfaisants, cyniques, rétifs, procureurs en herbe, accessoirement illettrés et fainéants.
Parallèlement à cela, et "en même temps", il y a un serrage drastique, dramatique même, de vis envers tout ce qui est pauvritude (comme dirait notre intello de service, Ségolène Royal) : baisse des allocations, contrôle des chômeurs et réduction de leur indemnisation, l'un n'allant pas sans l'autre, stagnation des salaires (tiens, à ce propos, où sont donc passés les syndicats ? on ne les entend pas beaucoup en ce moment - ou bien est-ce ma surdité ?) et augmentation simultanée de l'énergie : gaz de ville, carburants, électricité bientôt...
Couche suprême, horreur absolue - et qui me fera abandonner la cause du combat de Coluche si mon renseignement est avéré : même les Restos du Coeur exigent désormais un "pass sanitaire". Abomination !
Et, de l'autre côté, le palmarès des milliardaires français fait état d'un double score : augmentation de leur nombre, ET accroissement de leur fortune, avoisinant les + 50 %, au plein cœur de la crise ! Non seulement il n'y a plus de contrôle fiscal, suite à la connivence de Nono, girouette patentée, moulin à vent digne de rencontrer un Don Quichotte qui immobilise son immobilisme criminel2, et la fuite facilitée des capitaux (arrachés à ceux qui se sont appauvris, toujours les mêmes) vers des paradis qui n'existent pas, mais qui, étrangement, prospèrent (youpla boum).
Le deuxième volet est écologique. Bien que je n'en sois pas un inconditionnel, force est de constater que l'écologie, et la Terre, souffrent. Pollution continuelle et irréversible ; surexploitation des ressources tant minières que naturelles (avec notamment la disparition de pans entiers de la forêt Amazonienne, de sorte qu'aujourd'hui, elle rejette plus de CO2 qu'elle n'en absorbait) ; inondations dans l'ouest de l'Europe, chaleurs intempestives dans des contrées insolites, comme au nord du Canada, en Arctique, en Sibérie ; incendies en Amérique, dans le bassin méditerranéen (Grèce, Turquie, Algérie, entre autres), en Afrique du Sud...
Pour reprendre le cas de la Grèce (nous laisserons de côté la Turquie, dont l'in-Sultan distribue des pâtes, et refuse l'aide internationale, tandis que des régions entières sont dévastées par le feu) : je lis, régulièrement, des choses qui me font dresser les cheveux sur la tête. Les infrastructures et équipements pompiers ont été sacrifiés pendant la période de serrage de vis voulue par l'UE, sous l’influence germanique (rappelons tout de même qu'Angela a qualifié l'Europe du Sud de "Club Med", déclarant qu'elle ne voulait plus payer pour des pays non vertueux, c'est à dire où le capital ne prospérait pas, comme au pays de la bière, du gros trombone, de la choucroute, et des grosses berlines qui polluaient - mais qui ne polluent plus grâce à des logiciels ad hoc, et, dernièrement des trouvailles telles que l'e-tron... je ne plaisante pas, elle existe, bien que je n'en aie jamais vue sur les routes). Ajoutez à cela que la Grèce a toujours été un pays corrompu, où le bakchich et le népotisme sont des institutions nationales, et où règne la procrastination : demain est un autre jour... donc pourquoi se fatiguer aujourd'hui, alors que, rien qu'à l'idée, je suis déjà épuisé d'avance ?
Donc, une politique aussi saine que celle de nos gouvernants hexagonaux vis-à-vis des hôpitaux a été adoptée à l'égard des pompiers - alors que, c'est notoire, tous les ans des incendies se déclenchent sur la péninsule. Ainsi, les sinistrés de l'île d'Eubée ont-ils vu le fruit de leur travail, de leurs économies, d'une vie parfois, détruites par les flammes, tandis que le corps des pompiers restait impuissant. Heureusement, des Serbes, des Bulgares, des Roumains sont accourus, avec hommes, équipement en état de marche, et même des aliments !
De l'autre côté, les sinistrés ont été mis à l'abri sur le continent, par ferry, et hébergés dans des hôtels locaux. Ultime saloperie de cette gouvernance de fachos de Mitsotakis, à la botte (martiale) de l'UE : les vaccinés sont indemnisés par l'Etat grec, les autres se démerdent ! Je vomis.
Pour reprendre le sujet de mon propos : face à toutes ces malversations, ces abus, ces mensonges, osons le mot : ces actes criminels de nos gouvernants, certains font appel - ainsi que je l'ai vu sur VK - au sursaut de l'armée. Je confesse, penaud, que j'ai été tenté par cette solution moi aussi. Sauf que.
Sauf que, l'armée, en tout premier lieu, est destinée à contrer un péril ou un ennemi extérieur : vois les interventions au Mali, par exemple, où les intérêts économiques de nos compagnies internationales sont préservés par des forces militaires. Les interventions à l'échelon national sont rares, depuis les dragonnades chères à Louis XIV, depuis la répression de la Commune en 1871, ou les révoltes minières du Nord ou viticoles dans le Languedoc au début du XX° siècle (ici, la hiérarchie a été d'ailleurs embarrassée, parce que les appelés ont mis la crosse en l'air, refusant de réprimer leurs frères, leurs cousins, leurs voisins - d'où l'utilité d'une armée de métier, sans états d'âme).
Ensuite, l'armée, appelée aussi la Grande Muette, c'est le règne de la discipline. Pas question de discuter un ordre sous le feu de l'ennemi. On l'a vu avec cette affaire du soldat jugé pour haute trahison pour avoir refusé de mettre un pantalon récupéré sur un mort, en 1917, je crois. C'est d'ailleurs le règne de l'ordre : "pas un bouton de guêtre ne manque", claironnait l'autre (le maréchal Le Boeuf - nom prédestiné - à la veille de la défaite de Sedan, menée par un Napoléon III plus à l'aise dans les salons - tout comme son état-major composé de vieilles badernes aristocratiques et fin de race ignorant tout de l'art militaire - que sur un "théâtre" d'opérations).
Non seulement on y obéit aveuglément, mais on oublie un peu vite que tous les cadres supérieurs de l'armée ont été achetés par Macron, par de substantielles augmentations ; à l'instar du Parquet, dont le fameux Mollins a été promu peu avant les affaires que l'on sait.
Enfin, des de Gaulle, il y en a un par siècle. Le plus probable est donc, en cas de putsch (ou de puputsch selon l'expression de l'ineffable Jean-Marie), qu'il se passe ce qui s'est passé sous Franco en Espagne, ou en Grèce sous les colonels. Échapper à Charybde pour tomber en Scylla, belle perspective !
Je rappelle, d'ailleurs, à titre subsidiaire, que les gendarmes sont des militaires. Leur comportement dans les ZAD, ou depuis les manifs des GJ, à côté des miliciens du pouvoir, laisse à penser.
Non, la solution ne sera pas magique. Elle sera citoyenne. Et, puisqu'il est difficile de prendre les armes de nos jours, il en est une, longue, mais efficace autant que pacifique : le boycott. Puisqu'on ne peut agir directement sur les causes, agissons sur les conséquences. Désertons tous ces lieux qui exigent un papelard. Ceux qui ont collaboré, que ce soit par conviction ou par peur, seront frappés là où ça fait mal : au portefeuille. Macron ne les subventionnera pas éternellement, il a d'autres priorités : sauver les labos, par exemple.
Lueur d'espoir : certains - peu, mais il y en a - maires ont décrété qu'ils ne contrôleraient pas les contrevenants. Par la police municipale, ce qui n'exclut pas une intervention de la nationale, ou d'Eurogendfor... J'ai même vu, sur FB, un restaurateur languedocien préférer fermer son établissement que de se plier. Habile tactique, au vu des résultats, mais le geste est symbolique.
(1) Voir également les déclarations de Fillon lors de sa campagne, devant un parterre d'entrepreneurs, à Versailles : un train roulant de réformes, avait-il annoncé. Le programme était donc commun, peu importait l'exécutant.
(2) Sur le mode : "la France est au bord du gouffre, faisons un pas en avant !"