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Sérendipidité & Ultracrépidarianisme

Sérendipidité & Ultracrépidarianisme

*balades en absurdie - instantanés - portraits - réflexions sur le temps - exalter l'expertologie *


Corruption ?

Publié le 31 Mars 2021, 15:30pm

Catégories : #Réactions

J'ai vu récemment une interview de Thomas Porcher, parlant du rapport Arthuis et, si je me souviens bien, de la corruption endémique en France - ah non, ça c'était dans un post où le Stagirite parlait de la tricoche (je vous laisse aller voir sur sa page FB ou sur votre moteur de recherche préféré, votre ami par exemple.. ou alors, vous trouverez les liens ci-dessous.)

Nous sommes d'accord qu'on nous prend rien que pour des cons, dans des largeurs phénoménales, avec cette plandémie qui, diffusée sciemment ou pas, a fait l'objet d'une désorganisation de la part des responsables gouvernementaux inouïe et jamais vue auparavant, achevant de nous déboussoler avec des mesures d'une inanité absolue (comme de poursuivre en hélicoptère un randonneur seul sur une plage, pour finir complètement à l'opposé, à nous pousser à sortir un maximum), absconses, et qu'eux-mêmes n'entendent pas ; l'appareil répressif (entendez la milice en bleu nuit) se refusant à réfléchir et pénalisant à tours de bras. Tout cela pour nous annoncer la tenue d'un pass(eport) vaxinal inédit, puisque des maladies autrement plus mortelles et anciennes n'ont jamais fait l'objet de telles "précautions".

Le but étant, bien évidemment, d'obtenir une population absolument soumise, pucée ou génétiquement modifiée, au service d'une oligarchie, composée de bourgeois enrichis à outrance (Bolloré, Arnault, Pinault, Bettencourt, et j'en passe) et d'une "noblesse" de robe d'énarques parasites et autres surdiplômés ayant tissé un réseau relationnel (ou carnet d'adresses).

A propos de cette oligarchie justement, et de ses valets zélés, le Stagirite analyse les liens qui unissent d'anciens haut fonctionnaires de la Police ou de l'Armée, avec les "industriels", qui les embauchent et les rémunèrent via des agences spécialisées en veille ou intelligence économique, en surveillance, ou appelez-les encore comme vous voudrez. En l'occurrence, il s'agit d'espionner crapuleusement des salariés, récolter des renseignements sur eux, leur famille, leur patrimoine, leurs activités et, voire agir sur eux, en les menaçant par exemple. Bien sûr, cela n'a pas été dit de manière explicite, mais vous aurez entendu comme moi à demi-mot. Car, quand on voit leurs agissements, leurs façons de procéder, on se dit que tout - et surtout le pire - est possible avec ces gens-là.

Or, de la même manière que ces anciens cadres de la fonction publique activent leurs réseaux de connaissances et d'anciens subordonnés (en échange d'un futur emploi, d'un cadeau ou d'un service quelconque) pour obtenir ces renseignements, et de manière totalement illégale ; nous avons constaté depuis belle lurette la fâcheuse tendance qu'avaient nos ex-politiques à pantoufler dans le privé, quitte à revenir aux commandes et retour, sans que ça ne gêne strictement aucune déontologie. Nos dernières en date, la sémillante N'Diaye recasée dans une boîte d'intérim (Manpower ?), ou la Buzyn, parachutée à Genève, à l'OMS. Personnellement, je n'ai pas oublié la Lagarde, ni le petit Breton qui nous fait chier actuellement avec son passeport (retour ci-haut).

Alors, pour moi, quand on voit la porosité des frontières, des limites qui ne sont que de simples Borne.s (celle-là, c'était pour le plaisir de la placer), les sempiternels va-et-vient entre la fonction d'Etat et les entreprises privées, personnellement, je me dis que ce n'est pas un hasard. A force de cultiver ces connivences, ces amitiés interlopes, ces familiarités poussées et ce sans-gêne décomplexé, je suis enclin à penser que l'Etat n'est plus qu'un instrument exécutif du MEDEF. La preuve ? le détricotage du Code du Travail avec la loi El Khomri, le rognage jusqu'à l'os des conditions des chômeurs, l'absence de contrôles fiscaux pour les grosses fortunes mais l'amplification des contrôles des allocataires sociaux.

La pieuvre patronale est déjà aux commandes, mais elle prenait des gants jusqu'ici. Avec cette crise bidon, qui va nous ramener une récession pareille ou pire qu'en 2008 (rappelez-vous les promesses faites quand ils étaient dans la merde jusqu'au cou, puis leur comportement dès que c'est allé mieux), l'objectif du Nouvel Ordre Mondial est la mainmise totale sur nos vies. Voyez l'univers des GAFAM, ainsi que le renforcement de la "sécurité" - espionnage, caption d'informations personnelles et data, identification et catégorisation des individus (reconnaissance faciale), avec un scoring comme en Chine....

Voilà pourquoi je n'écris pas d'ouvrages de science-fiction. L'avenir que je nous prévois est encore plus cauchemardesque que celui de Kafka, Orwell et Huxley réunis. Je rejoindrai, pour une fois, le slogan punk : "NO FUTURE".

PS : BONUS !!

Après BlackRock, les ‘Big Four’ : les liaisons dangereuses de la Commission
Entre 2016 et 2019, la Commission a déboursé près d’un demi-milliard d’euros en contrats avec les ‘Big Four’, ces 4 géants de la consultance que sont PwC, KPMG, Deloitte et EY, pour l'élaboration de recommandations dans le cadre de son programme de réformes. Entre conflits d'intérêts et renoncement du politique, la Commission se défausse ainsi massivement de sa mission d'élaboration des politiques publiques sur le secteur privé. Une relation toxique pour l’intérêt général révélée par le média européen Euractiv [1], qui n’est pas sans rappeler la romance avec BlackRock [2], à laquelle nous comptons bien mettre fin (voir lettre ci-dessous).
La valse néolibérale
PwC, KPMG, Deloitte et EY ont en effet bénéficié ces dernières années d’un nombre croissant de contrats dans le cadre du « Programme d’appui à la réforme structurelle » destiné à aider les États membres à élaborer et mettre en œuvre des réformes dans de nombreux domaines de la politique publique, de la justice aux soins de santé, en passant par le marché du travail et la protection sociale. Lorsqu’on connaît le credo néolibéral de ces boîtes, il y a déjà de quoi s’inquiéter du seul flirt idéologique.
Mais nous sommes en pleine lune de miel: alors qu’en 2017, seuls 2% des fonds consacré au Programme de réforme sont allés à des sociétés privées, en 2019 c’est pas moins d’un tiers du montant total qui est parti vers les 4 « usual suspects » pour leurs conseils avisés. Et ce pour quelque 91 réformes en un an. La passion a ensuite continué de croître en 2020 et la flamme pourrait bien grandir encore avec l’arrivée de l’« Instrument d’appui technique », digne successeur du Programme.
Sleeping with the devil
De plus, les services offerts vont au-delà de simples études comparatives et autres rapports préliminaires aux réformes. Les ‘Big Four’ ont en effet à plusieurs reprises participé directement à la mise en œuvre des réformes. Ainsi EY a notamment participé à la restructuration du secteur hospitalier estonien, du Trésor français et du marché du travail italien.
Mais la Commission semble vivre un amour aveugle, flirtant même avec le syndrome de Stockholm. Sinon, comment expliquer que ces sociétés obtiennent des contrats de conseils pour des domaines de politiques publiques dans lesquels elles ont des clients ? PwC a par exemple participé à une réforme du système national de contrôle fiscal belge, alors que cette entreprise et les 3 autres ‘grands’ ont été impliqués dans l’élaboration de pratiques aidant plus de 340 multinationales à contourner la législation fiscale, comme l’a révélé le scandale Luxleaks.
Mettre fin à la relation toxique
Suite à ces révélations, j’ai pris l’initiative d’envoyer une lettre, cosignée par 72 autres eurodéputé.e.s issus de 5 groupes politiques, à la Présidente de la Commission von der Leyen et au Vice-Président Dombrovskis pour dénoncer les conflits d’intérêts. Nous exigeons aussi des explications sur la part croissante de contrats alloués à des cabinets de conseils privés plutôt qu’à une expertise interne ou issue d’organisations internationales, du monde académique ou d’ONG, et demandons à la Commission d'investir ses fonds dans l'expertise interne en priorité. Enfin, nous réitérons notre demande d’une réforme profonde des règles d’attribution des marchés publics pour prévenir tout risque de conflit d’intérêt, comme déjà recommandé par la Médiatrice européenne O’Reilly suite à notre plainte dans le cas du contrat passé entre la Commission et le mastodonte de la finance BlackRock.
Malgré l’affection que la Commission leur porte, les sociétés de conseils n’ont pas son meilleur intérêt à cœur. Et le nôtre non plus. La Commission doit enfin sortir du déni et mettre fin à cette relation toxique.
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Philippe
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