Je regardais, hier au soir, une vidéo sur VK. Il s'agissait de la retransmission d'un live, et qui durait environ une heure et demie. D'habitude, je le confesse très volontiers, les vidéos ou articles qui durent plus de 10 à 15 minutes me font chier. J'aime que l'information soit concise, synthétique, quoique documentée et étayée.
Au-delà, je considère qu'il s'agit d'une émission chronophage s'apparentant aux reality-shows, type Loanna et autres boutonneux se perçant leurs bubons devant le miroir en plein direct, et s'interrogeant à haute voix si la guerre de 14-18 remontait au Moyen-Âge ou à la pré-Histoire. Dire que des millions de soldats se sont battus pour des générations d’abrutis pareils (vous remarquerez que je ne parle pas des covidistes, hein). Quel gâchis !
Je me retrouve donc ainsi parfois coincé en pleine aporie, dans un désert des barbares, à mi-chemin entre ces abrutis décrébrés desquels il ne faut rien attendre, surtout en ces moments troublés et critiques, et les fachos transhumanistes, type ce bon Dr Alexandre, patron de Doctissimo. Filant la parenthèse, je constatais également hier que le niveau d'un universitaire actuel, notamment sa maîtrise de la langue et de son orthographe, peine à atteindre celui d'un titulaire du Certificat d’Études du début du siècle dernier, - les Hussards Noirs de la IIIème République ayant été été réduits au niveau de mongoliens bêlant les consignes d'un ministre aussi con qu'incompétent (sauf peut-être sur les dancing floors d'Ibiza, je n'y suis pas allé vérifier). A les ceusses qui trouveront que j'exagère encore, je citerai mon ex, instit, qui avait eu son bac au ras des pâquerettes, de son propre aveu (ce que j'ai pu constater maintes fois par la suite - et en plus, ce n'était même pas un bon coup au lit).
Donc, le fameux reportage, qu'on aurait parfaitement pu alléger de deux bons tiers, montrait une dame de 57 ans, sans masque, qui s'était enchaînée à une barre devant un des congélateurs du Leclerc d'Oloron-Ste-Marie (64). Bien remontée, quoique fort calme dans l'ensemble, elle déroulait toutes les conneries criminelles qu'on nous fait subir depuis deux ans. Ce en quoi elle avait parfaitement raison, bien documentée, en l'occurrence, elle ne racontait ni conneries, ni contre-vérités.
A un moment, elle a échangé avec un client, lequel arborait son masque, constatait son impuissance, déclarant se soumettre à "la Loi", fataliste, bien qu'apparemment n'en pensant pas moins. En d'autres termes, et en une autre époque, un collabo par manque de couilles. Pendant tout ce temps, des vigiles sont venus, l'un d'eux interrogeant très calmement pour s'enquérir du pourquoi du comment. Un panoramique de la caméra montre à un moment plusieurs vigiles, massés derrière, à une vingtaine de mètres du lieu de l'action. Puis la maréchaussée intervient, avec un coupe-boulon, conduit les contrevenants vers la sortie.
A un moment, une gendarmette apparemment, zélée, prend le coude de la dame enchaînée, suscitant une réaction autant immédiate qu'épidermique : "Ne me touchez pas !". En effet, je ne vois pas ce qui l'y autorisait, puisqu'aussi bien la dame que l'interviouveuse se montraient dociles, et se pliaient aux injonctions des militaires. Lesquels, à la sortie, ont pris les identités pour dresser procès-verbal à 135 €. Voilà le prix de votre liberté : 135 € par infraction, renouvelables ad libitum, avec une gradation éventuelle pouvant vous mener derrière les barreaux. Liberté surveillée, et conditionnelle, donc.
Pour la petite histoire : la journaliste arborant un brassard presse, 1 - le vigile lui avait demandé pourquoi elle ne s'était pas présentée à l'accueil. Réponse parfaitement sensée de la journaliste : "Vous pensez que, si je m'étais présentée, en expliquant que j'allais interviouver la dame qui allait s'enchaîner, vous m'auriez laissée entrer ?". Évidemment que non. Il y a un moment où il conviendrait d'oublier vos règlements de merde, et commencer à faire travailler votre neurone, messieurs.
2 - Les pandores voulaient l'emmener au poste "pour vérification". Réponse de l'intéressée : "Vous avez mon identité, vous avez mes coordonnées, je suis archi-connue dans la région. Il est hors de question que je vous suive au poste." Et paf dans ta tronche, petit soldat playmobil.
Quant à moi, je suis très clair en la matière : si je suis de tout coeur avec ces femmes, qui ont démontré avoir bien plus de couilles qu'un régiment entier de mecs en uniforme, j'aurais tout de même gardé un masque dans le magasin. Non pas que je crois en ses vertus - qui sont nulles -, non pas que j'obéis à la Loi ; mais, tout simplement, que ça me fait chier de raquer 135 balles pour ces conneries, ou d'entamer une longue et coûteuse procédure pour tenter de justifier ma position, sachant que tout le système est verrouillé par cette canaille, et que les chances d'aboutir sont infinitésimales.
135 balles représentent un mois de bouffe pour moi. Je ne vois aucune raison de les lâcher à ce système corrompu, pour engraisser ces porcs sur notre dos. En revanche, dans un fusil, ce serait volontiers que je les lâcherais, et par rafales encore - c'est une image, évidemment.