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Sérendipidité & Ultracrépidarianisme

Sérendipidité & Ultracrépidarianisme

*balades en absurdie - instantanés - portraits - réflexions sur le temps - exalter l'expertologie *


Tordues...

Publié le 26 Décembre 2021, 18:06pm

Tordues...

La première (j'en ai déjà parlé) : 3 filles d'un mariage, et une petite dernière avec un mec gérant d'un Flunch, payé à hauteur d'un SMIC +10% - MAIS qui avait une BM avec volant chauffant, le MUST !

Sa fille aînée, homosexuelle, vivait en couple avec une autre femme. Mues par un désir d'enfant, la question s'était posée : laquelle serait la mère biologique ? pour le sperme, pas de blème : tu vas en boîte, t'en trouves à la pelle, à ne savoir qu'en foutre (lol). Résultat : au bout de quelques années, ne s'entendant plus, elles se séparent. La non-mère biologique se voit refuser en justice tout droit sur l'enfant qu'elle a pourtant attendu, élevé et chéri, tout comme l'autre - à l'instar d'un père (bienvenue au club, cocotte ! mais j'ai déjà raconté cette partie).

Les deux suivantes, ado perturbées et malveillantes, lui mènent une vie d'enfer, et martyrisent la benjamine, la réveillant en pleine nuit, la terrorisant, la rabrouant et la rabaissant. J'en ai fait la connaissance : l'aînée tordue et obsédée, la seconde tordue et hyper-égoïste, se sert en abondance, sans aucune considération des autres.

Après une crise plus violente que les autres, je reçois un coup de fil de la mère séquestrée dans sa chambre, en panique. D'accord, elle était déjà bien secouée d'origine, fille unique d'une famille hyper catho tradi, roide comme - non la justice, à moins que ce ne soit la divine, la seule que ces gens-là reconnaissent - mais des pals. Peu après que je l'ai connue, elle avait dû aller à l'enterrement de son paternel - ça secoue aussi, je sais. Et là, les deux petites salopes faisaient la loi. Excédée, elle leur a proposé de rejoindre leur père en Bretagne, auquel soi-disant elles manquaient.

Ayant passé leur dernière nuit à l'extérieur, chez une prétendue copine, leurs affaires étaient prêtes dans des valises. Poussé par un instinct de vengeance sur ces petites garces arrivées à me pourrir moi aussi l'existence en si peu de temps, j'ai sorti leurs DVD de Pocahontas et autres conneries du genre, pour les rayer une à une à la pointe d'un couteau. Non content, j'ai découpé les câbles de leur portables et, pour finir, pissé dans leur linge - je sais être parfaitement abject quand je veux, moi aussi. La vengeance, dit-on, est un plat qui se mange froid - et elles avaient pleinement démontré qu'elles n'étaient plus des gamines, faisant les choses sciemment. Mais pourquoi me justifié-je ? Ce n'était qu'un vomi pour un prêté.

J'ai fini par me résoudre à me séparer de la mère, tendance nympho et très instable psychologiquement. Je ne pouvais pas, ne voulais pas rentrer dans ses schémas Sado-Maso. Pas ma tasse de thé, désolé.

J'ai rencontré plus tard une autre meuf, aussi secouée, mais ça, j'allais m'en rendre compte progressivement. Comme dit le proverbe chinois, l'amour nous met des peaux de saucisson devant les yeux. Et il faut dire qu'elle avait un pétard du diable, une plastique canon, hormis le nez, de guingois suite à un coup reçu par sa mère quand elle était enfant. Les chiens ne font pas des chats. Un pur régal des yeux à voir, comme ça, nue dans le lit - mais, à part cela, un peu nulle au pieu, surtout question préliminaires ; bref. Pas très imaginative non plus ; enfin.

Un jour où j'étais content de moi, ma vanité de petit mâle m'a poussé à lui avouer ce que j'avais fait aux gamines de la précédente. Et à ce moment-là, je ne saurais comment le décrire précisément, j'ai ressenti une sorte de mur immatériel, de stupéfaction, mais bien sensible - le fameux sixième sens sans doute. Mais aucun commentaire, strictement aucun. C'était une femme : elle enregistrait, montait son dossier.

Nous nous sommes assidûment fréquentés pendant presque deux ans. Parce que c'était un peu plus que sortir ensemble, et qu'en même temps, nous ne vivions pas non plus ensemble. Elle gardait son 3-pièces dont elle était propriétaire, tout en étant à 80% du temps (hors travail) chez moi, un 2-pièces en location. Quelque chose comme cul et chemise, comme qui dirait.

Un jour, elle finit par lâcher qu'elle en avait marre d'être obligée de rentrer chez elle après le petit-déjeuner et la douche commune (elle adorait ça, la mâtine, qu'on la tripote), pour se changer avant d'aller au boulot. En d'autres termes, non proférés ceux-là, elle voulait, voire exigeait tout de même un petit peu, que je lui fasse de la place chez moi. Que je lui dégage de la place dans mon armoire, par exemple. Ce que j'ai fait, divisant mes rayonnages en deux parties, entassant mes affaires dans celle que je me réservais. Hormis cela, elle ne parlait pas de contribuer aux charges, de bouffe par exemple, ou de ménage. Mais j'étais au-dessus de ces contingences matérielles et, quoique gagnant moins qu'elle, ne me souciais pas trop de fins de mois.

Conciliant, je lui ai tout de même suggéré que je pouvais, éventuellement, moi aussi, dormir chez elle. Du genre une fois chez moi, une fois chez toi, pas de débat. Elle a grimacé, regardé par la fenêtre, mais n'a rien dit (c'était le genre à pleurer toute seule, tournée de son côté dans le lit, pour me répondre, lorsque je m'en inquiétais : "tu ne peux pas comprendre". Vous aussi vous avez connu ça ? Pas la peine de vous dire alors qu'il fallait que je lui sorte les vers du nez, un par un, au tire-bouchon, laborieusement, pour savoir ce que j'avais fait et qu'elle me reprochait - mieux : qu'elle pensait que j'avais fait ou pensé - va te défendre contre ces conneries-là !). J'ai eu le fin mot plus tard : "pas question de faire rentrer le loup dans la bergerie !", m'a-t-elle lancé.

Une question demeure en moi, car, sincèrement, malgré tous mes efforts de compréhension et pour rester l'esprit ouvert, je ne comprends toujours pas : comment font-elles pour vivre avec toi comme si de rien n'était, alors qu'elles ont un contentieux avec toi, avec un dossier long comme le bras ?

Et ce sont les mêmes qui viennent après te dire : "les mecs, tous des salauds" parce qu'il l'a jetée....

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