Remarque préliminaire : je ne sais si ce sont les images, ou les détails croustillants, qui vous poussent à me lire, avec des pics inhabituels par moments, et alors que je n'ai fait aucune communication sur les réseaux sociaux. Peu importe. Comme j'ai constaté que, par ailleurs, mises à part deux exceptions, je devais renoncer à toute participation ou contribution de votre part, de crainte que le cul ne vous tombe - vous n'avez pas que ça à foutre, je comprends bien, et puis c'est gratuit, alors on prend sans se poser de question, c'est bien naturel ! - désormais, je vous soumettrai ma pub. Tant qu'à faire à ne rien gagner, peut-être qu'à la toute fin arriverai-je à vous persuader d'acheter mes ouvrages.
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Les nouvelles Fourberies de Djeha
Le JavaScript semble être désactivé sur votre navigateur. For the best experience on our site, be sure to turn on Javascript in your browser. (l'autre Nasr Eddin Hodja) Christophe Noel Couvertur...
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Je suis un délinquant. Je suis même un danger public - peut-être même pire que Jacques Mesrine1, ou les Brigades Rouges - non pas Julian Assange, pas à ce point-là tout de même !!! Et, voulez-vous que je vous dise, ça me fait marrer ! Dans les grandes largeurs même. Parce que Kafka est désuet. Complètement dépassé le pauvre ! Il sent son juif de culture germanique. Notre société est arrivée à un point d'absurdité tel, qu'il devient difficile de la prendre au sérieux. A moins d'être Suisse, évidemment.
Et, justement, c'est en Suisse que cela s'est passé. Et que j'ai basculé du côté obscur. Bien sûr, cela s'est déroulé de manière complètement anodine, naturellement je dirais, sans même que j'y pense, ou que j'en aie la moindre intention - noire, l'intention, hein, comme il se doit !
Ce devait être en 2014, je crois - ou en 2013. Vous vous direz : s'il ne se souvient pas bien, c'est qu'il ne doit pas en être à son premier méfait. Et vous avez bien raison : gamin, j'ai fait pis que pendre, une terreur en culottes courtes ! Pour en revenir donc au sujet, j'étais en train d'effectuer une mission, en Suisse, à Lausanne plus précisément. Je visitais une concession BMW. J'avais garé ma voiture sur un emplacement ad hoc (comme le capitaine, moules à gaufre !), mis un Franc dans la machine à racketter les automobilistes se parquant, pensant naïvement que la durée serait amplement suffisante. J'oubliais, ô grand naïf que je suis, combien nos cousins Helvètes sont véloces - il y en a qui s'était fait doubler par un escargot, un jour.
Et, en sortant, une heure et quart environ plus tard, j'ai pu constater qu'un contractuel était passé, et m'avait déposé un PV encore tout chaud sur mon pare-brise, soigneusement glissé sous mon essuie-glace, comme une crotte de mouette. Motif : durée limite excédée de 5 minutes. Tarif : 30 FS.
30 Francs Suisses : pour 5 minutes de retard - allez, un quart d'heure, dans mon cas précis ! ça fait cher de la minute : entre 2 et 6 Francs ! Ce n'est pourtant pas une Porsche que j'avais garée, ni une Lamborghini, ou une Maserati quelconque et ostensible d'une richesse acquise soit par de laborieux ancêtres, soit volée à la sueur du front de pauvres ouvriers exploités ou encore de victimes d'arnaques crapuleuses. Juste une Renault de merde (fabriquée en Espagne, d'ailleurs).
30 Francs (environ autant d'Euros), me direz-vous, ce n'est pas la mer à boire. Certes, mais parlez pour vous : pour moi, c'est confiscatoire : je venais de perdre 75 minutes avec un pingouin, après m'être tapé quelques centaines de bornes et le temps afférent (plus celui du retour, hein) - et je n'avais pas encore traité les données ni fourni mon compte-rendu, environ un temps équivalent. Or, il se trouve que - et je conçois ici que je ne dois pas être absolument normal : - j'ai horreur de travailler pour le Roi de Prusse, ou pour des nèfles, au choix (quoique c'est bon, les nèfles, si on excepte les gros pépins-noyaux au milieu).
Trouvant la situation déjà suffisamment grotesque, et n'ayant aucune envie de contester pour me voir opposer des arguties juridico-moralisantes à la mords-moi le nœud, j'ai tout simplement décidé d'ignorer l'injonction (ou l'injection en forme de suppositoire, au choix), connaissant la psychorigidité des honorables membres de la Confédération.
Ça n'a pas loupé. Pour bien me montrer la rectitude impitoyable de la Justice helvétique, qui adore travailler en circuit fermé (ils devaient avoir fini de sodomiser toutes les mouches de la contrée - ce qui explique à mon avis plus efficacement la disparition de ces insectes sur nos pare-brises que toutes les allégations de pollution chimique par les produits que Sanofi-Bayer peuvent produire, n'est-ce pas ?), j'ai reçu, à mon domicile (preuve qu'ils ont accès aux données d'immatriculation gauloises - et surtout qu'ils n'hésitent pas à s'en servir, le ridicule ne tuant pas), une amende majorée de 90 FS.
J'ai doucement rigolé. Que faire d'autre ? 90 €uros pour 5 minutes de parking "sauvage" (ne pas oublier que j'avais quand même fait preuve de discipline et de bonne foi initiale, m'acquittant d'un péage et l'arborant sur mon tableau de bord), franchement, ça prenait des proportions monumentales. Le ridicule, décidément, ne tue plus. Ils sont immunisés, les Suisses, déjà qu'ils frisent le ridicule au quotidien (de Genève).
Eh bien ! vous me croyez si vous voulez. N'ayant pas daigné répondre, j'ai été jugé dangereux criminel, et en tant que tel, condamné à une journée de prison. Un jour de prison pour 5 minutes de parking ! Franchement...
Donc, et en guise de conclusion : j'attends que la maréchaussée vienne chez moi m'interpeller et me conduire en taule sous le drapeau rouge à croix blanche. Ça, c'est la première conclusion. La deuxième, c'est toutes ces conneries, depuis quelques mois, entre les auto-autorisations à circuler dans un périmètre de 5 kilomètres, que le virus qui vous attaque debout mais pas assis, dans les lieux de plaisir mais pas au boulot, ni entassé comme des sardines dans un métro pour aller à ce job de merde payé au lance-pierre, comment dire...
(1) J'ai rencontré son bras droit, Charlie Bauer, à un Salon du Livre. Un homme affable, parfaitement rangé. Il m'a parlé de cette époque, et de sa mise au QHS. Mais j'ai senti, de manière trouble, que mieux valait ne pas se mettre en travers de sa route.
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