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Montpellier : cela fait quinze ans qu'un contribuable octogénaire paie les impôts de son homonyme
Le destin a joué un sacré tour à Francis Lopez. Depuis 2006, ce Montpelliérain de 83 ans doit payer les impôts de son homonyme, né le même jour et dans la même ville que lui. Jusqu'à maint...
Cela m'est arrivé au début de ma carrière.
C'est marrant, cependant, je n'ai jamais eu l'impression de m'être trompé. En effet, poursuivant un reliquataire (en position in-délicate) du Trésor Public, j'étais tombé, au bout de mes recherches, sur un gars qui portait le même nom, le même prénom, avait la même date et le même lieu de naissance, tout pareil, et qui bizarrement habitait à la même adresse que la personne recherchée.
Franchement, vu les probabilités, ça faisait gros, non ? J'ai donc lancé la procédure. En toute bonne foi et sérénité d'esprit.
Ayant pris un congé, je n'ai pas pu recevoir le plaignant. C'est mon chef qui l'a reçu. Face au barouf soulevé par le quidam (je ne précise pas plus, pour ne pas être taxé de racisme en sus), le comptable, responsable de l'ordre public, a annulé toute la procédure.
J'estime qu'il en avait parfaitement le droit, c'était de son ressort ; bien que je considérais n'avoir commis aucune faute (ce qui aurait pu arriver - j'en ai eu la preuve, dans une autre affaire, avec une infirmière ayant porté plainte pour usurpation d'identité, et m'apportant copie de sa plainte déposée au commissariat). Étrangement, il ne m'a fait aucune remarque, aucun reproche. C'est son adjointe, une blondasse pas très finie, qui m'en a parlé.
Le plus difficile, quand même, reste de prouver qu'on est bien vivant lorsqu'on a été déclaré mort...