Résumons.
1) Je reçois le 08/10/2020 ma Taxe Foncière avec comme date limite de paiement le 15/10. Euh...
2) Etant un peu à l'étroit, j'envoie en paiement 3 chèques, demandant l'étalement de ma créance sur la fin de l'année. Ce sont des choses qui se pratiquent couramment. Par la même occasion, je demande la remise des pénalités (les 10% que le logiciel applique automatiquement, pour toute somme versée après l’échéance).
3) Le premier chèque est débité le 16/10, constituant ainsi un accusé de réception qu'on n'a pas daigné m'envoyer. Le second, aux environs du 20/11, de mémoire.
4) Entretemps, je reçois un avis de mise en recouvrement (ou lettre de relance, dans le jargon trésorerie/SIP) pour les deux dernières échéances, avec application des pénalités. Bien que la chose me fasse bondir, je décide de ne pas m'exciter. Raisonnant que le logiciel avait agi conformément à ce pour quoi il avait été programmé. Toutefois, comme les services d'expédition sont externalisés, il n'y a pas d'intervention humaine avisée, qui aurait arrêté ce courrier, vu les circonstances ; de même qu'il n'est pas signé. De mon temps (ah ! les souvenirs de vieux con de papy !), on visait d'abord les documents, vérifiait s'il y avait eu des mouvements entre l'émission et le moment de leur expédition, de manière à modifier ou retenir les documents inexacts.
5) Persuadé que les choses devaient rouler, j'ai commis la bêtise de ne pas suivre et vérifier l'encaissement du 3ème chèque. Dur rappel ces jours derniers, en recevant une mise en demeure, datée du 02/04.
6) Là, mon sang ne fait qu'un tour. Et je réagis. D'autant plus que les pénalités ont été encaissées en dépit des règles comptables : a) le fait qu'elles n'aient pas été authentifiées ; b) qu'elles ont été débitées sur un chèque affecté à une créance nommément désignée ; c) alors que la règle veut qu'on encaisse les droits avant toute pénalité. A mon courrier de protestation, le contrôleur répond, flegmatique : renvoyez-nous un chèque (et on annule la procédure).
7) Nan mais, tu m'as bien vu, là ? Ce n'est pas parce que vous êtes incompétents, perdez les chèques, que je dois en supporter les conséquences ! A défaut d'excuses que la plus élémentaire des politesses aurait imposée, je demande l'assurance que le chèque initial ne sera pas remis en banque avant de faire une opposition (payante) et émettre un nouveau chèque.
8) Et là, ô miracle ! le gars s'est remué un peu son auguste popotin, et ils ont retrouvé le chèque perdu. Toujours pas d'excuses pour les désagréments causés.
Je tiens à souligner qu'au-delà de mon petit confort et ma quiétude de conscience que ces incompétents grossiers ont perturbé, il y a émission de documents, expéditions, ce qui représente un coût ; ainsi que jeux d'écritures, ce qui représente également une perte de temps ; or le temps c'est de l'argent dans ce monde de merde.
Je suis d'autant plus indigné que, pratiquement tout au long de ma carrière, je suis passé derrière ce genre d'individus, pour leur essuyer les fesses, et déboucler des dossiers épineux et fautifs ; avec pour unique récompense, des remarques "vous avez mis le service à feu et à sang" (évidemment, pour une fois que quelqu'un bosse correctement, ça perturbe pendant la sieste). Je constate que les choses n'ont guère changé, sinon en pire.
Je me souviens qu'à l'époque, nous avions un collègue très limite, qui nous déclare qu'il avait un courrier, mais pas de paiement. Nous demandant s'il devait appeler le redevable, on le stoppe tout de suite, et lui demandons de bien chercher avant d'appeler et déranger. Il a fini par retrouver le chèque dans l'enveloppe qu'il avait mise à la corbeille. CQFD.
Et, voulez-vous que je vous dise ? je suis bien content d'avoir fini par quitter cette boîte de cons, après cinq très longues années de maladie, oscillant entre burn-out, brown-out et harcèlement moral.
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