Hier soir, en sortant de mon bureau où je passe le plus clair de mon temps (enfin, selon l'expression consacrée, parce que je travaille plus que souvent tard dans la nuit), pour me rendre aux toilettes de l'autre côté du couloir (je ne donnerai pas de détails, quoique : vous avez déjà 3 ouvrages* disponibles sur le pet), je suis surpris par un bruit insolite. Je peux vous dire que, dans le noir, c'est marquant. Un frisson me parcourt l'échine, le froid coule le long de ma colonne vertébrale. Un bruissement, comme un froissement actif de papier, ou de plastique, de plus en plus vif, de sorte que j'ai bien cru que des souris avaient pénétré au rez-de-chaussée et se livraient à une sarabande.
Va faire la chasse aux souris dans la pénombre, avec tous les recoins et le bordel qui traîne ! En même temps, le bruit continuait, alors même que je n'étais pas vraiment resté silencieux... Étrange. Étrange autant que bizarre. Je me suis précipité donc sur l'interrupteur et me penchai par-dessus la balustrade en fer forgé, scrutant les profondeurs - de ma maison et de la nuit. Rien ne semblait bouger, tandis que le bruit continuait de plus belle. Immobile, afin de ne pas parasiter mon écoute (il ne faut pas brouiller l'écoute, disent les contrepéteurs). Coi, quoi.
Et, à ce moment, observant une modification dans le rythme, je lève les yeux vers le velux qui fait un puits de lumière dans mon escalier. C'était le grésil qui tambourinait sur la vitre, une giboulée ; vous savez, ces giboulées de mars... Confirmation visuelle suit, avec un superbe flash qui déchire le ciel nocturne, tandis qu'un roulement sourd déchire avec fracas la campagne paisible. Le tintamarre se poursuit quelque temps, diminue, s'amplifie, puis cesse enfin.
N'empêche, je me suis fait une jolie frousse. Ne manquaient que les fantômes avec leurs bruits de chaînes....
* Chez BOD éditions :
- Histoire et avantures de Milord Pet
- Eloge du Pet
- Discours sur la Musique Zéphyrienne
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