Tandis que je visionnais cette vidéo, hier soir tard - ou ce matin très tôt selon l'éphéméride - ma pensée courrait comme un lièvre affolé sous cocaïne.... et, au passage, les différentes pièces du puzzle s'assemblaient et s'emboîtaient une à une, formant une image globale dans mon esprit. On pourra me taxer de parano ou de complotissse à son aise ; il se trouve que tous ceux qu'on a ainsi taxés de la sorte et qui avaient prédit les choses, à plus ou moins de détails près, semblent avoir eu grandement raison.
Commençons d'abord par cet homme, Mario Draghi.
"Mario Draghi est, de 2002 à 2005, vice-président de la branche européenne de la banque d'affaires américaine Goldman Sachs, nous dit Wikipedia. Cette fonction prête à polémique quant à un éventuel conflit d'intérêt : contre rémunération, la banque d'affaires a notamment aidé la Grèce à dissimuler son déficit public via un procédé considéré comme relevant de "l'inventivité comptable". Le député européen Pascal Canfin considère qu'il est directement impliqué dans l'échange de swaps avec des États aujourd'hui en difficulté, ce que nie Mario Draghi qui précise que ce type de contrats étaient engagés avant son entrée en fonction à Goldman Sachs ; il soutiendra lors d'une audition par les députés européens avoir travaillé uniquement avec le secteur privé alors qu'il était chargé aussi, selon les communiqués de Goldman Sachs, du travail avec les gouvernements et les agences gouvernementales (acteurs publics) et du développement stratégique en Europe avec les principaux dirigeants de la firme. "
Plus loin, dans sa biographie, on lit : "
Le 24 juin 2011, Mario Draghi est formellement nommé par les dirigeants membres du Conseil européen à la présidence de la Banque centrale européenne. Il succède à Jean-Claude Trichet le 1er novembre 2011. Dès son arrivée à la tête de la BCE, il annonce une baisse des taux d'intérêt d'un quart de point, mesure saluée par les marchés financiers.
Il engage en 2015 un bras-de-fer avec le nouveau Premier ministre de Grèce, Alexis Tsípras, élu sur un programme anti-austérité, afin de le pousser à se conformer aux recommandations de la BCE. Le 6 septembre 2012, il annonce un programme illimité de rachat de dette des pays de la zone euro ayant du mal à se financer sur les marchés."
Nous savons ce qu'a subi la Grèce, ce "pays du Club Med" selon la grosse Angela Merkel, Allemande (traumatisée comme tous les Allemands par l'hyperinflation du début du XX° siècle[1]) et parpaillotte (la notion a son importance, voir les liens ci-dessous, ainsi que : https://lirsa.cnam.fr/medias/fichier/weber__1262881095531.pdf).
Surtout les Grecs, d’ailleurs, dont on a livré l’économie aux prédateurs internationaux – et pas seulement européens, puisque les Chinois ont eu une belle part du butin, je pense au port du Pirée notamment, vous savez ce cousin de l’Acropole selon Obélix….
Ce pays, livré au pillage sous la férule de la marâtre Troïka (l'alliance de la Banque centrale européenne, de la Commission européenne et du Fonds monétaire international pour superviser les plans de sauvetage [2]et ses implications dans les Etats membres de l'Union européenne).
On va la faire courte, ce discours n’ayant aucune prétention d’enseignement économique ni politique : depuis belle lurette, ce qu’on nomme « l’Union €uropéenne », sous différents prétextes, notamment sous la bannière de la « concurrence libre et non-faussée », encourage les Etats à livrer des pans entiers de nos économies aux mains avides des fossoyeurs multinationaux. Ainsi de la Poste et France Télécom, ainsi d’Alsthom, d’EDF/GDF, etc… la liste est trop longue, mais chacun aura en tête au moins un exemple.
Ces monopoles d’Etat – on devrait parler plutôt de Cratopoles ou Statopoles – devenus des entreprises « comme les autres », se sont vus, dans un premier temps, gérés à la hussarde par des cadres sans âme[3], pressés de trancher dans le vif, qui ont commencé à tailler à la tronçonneuse dans les affectifs[4], avec plans dits « sociaux » à la clé, poussant les gens dans les retranchements, voire au suicide (voir le problème de France Télécom, dont on a abondamment parlé).
Ensuite, on est arrivés à des aberrations dont les technocrates non-élus bruxellois n’ont cure : ainsi, au nom de la « libre concurrence » toujours, EDF est contrainte de céder à prix coûtant à une « concurrence » qui n’a « que la gueule pour fumer » comme on dit vulgairement, l’électricité qu’elle produit, financée par les investissements de l’entreprise publique qu’elle était, donc par le public en plus du consommateur, à des mecs sortis de nulle part, qui vont la commercialiser moins cher qu’elle, n’ayant pas tous ces frais de production ni de structure à supporter. Goutte sur la cerise du pompon : EDF a été encouragé à augmenter ses propres tarifs publics, aux fins d’accroître la différence avec ses – prétendus – concurrents (sortis de la « cuisine à Jupiter ») et conforter leurs marges !!! On marche sur la tête. Si c’est ça la « concurrence libre et non faussée », nous sommes tous Pape, y compris et surtout les femmes enceintes - de plus non chrétiennes, ce serait paroxystique !
Mais cela va plus loin. Selon mes recherches, Juncker aurait bien prononcé la phrase suivante : «Il ne peut pas y avoir de choix démocratique contre les traités européens. ». Quant à moi, je me souviens de l’avoir entendu sorti de la bouche d’une femme, je la vois encore prononçant cette phrase, mais je n’arrive pas à resituer ni les événements, ni en trouver les références.
Ce qui revient à dire, un peu plus crument : l’UE est un carcan anti-démocratique, supranational, qui agira envers et contre les peuples. Ces gens-là, étant nommés et non élus, n’en ont strictement rien à foutre de plaire ou pas plaire. Cet ivrogne de Juncker l’a bien démontré. A la BCE, Draghi et sa successeuse Lagarde[5] le démontrent encore.
J’ai produit ici, de mémoire, le texte de la GOPE 2016 (sinon, vous trouverez ci-dessous un lien vous permettant d’y accéder). Il s’agit, ni plus ni moins, en son article 15, que d’éliminer les petites entreprises[6].
En outre, je comprends mieux d’une part les raisons du blocus « sanitaire » face à un virus – non pas inexistant, mais aux effets, si certes dévastateurs, beaucoup plus circonscrits que bien d’autres pathologies dont l’Etat ne tient strictement aucun compte en réduisant les moyens de l’Hôpital Public : le cancer, le VIH, etc, y compris la vulgaire grippe annuelle, dont les victimes pour elle seule sont plus élevées que toutes les victimes du Covid réunies.
Et l’on voit dans la vidéo-source, en Italie, pour revenir au Draghi susmentionné, qu’il a été nommé, s’entourant d’une « alliance nationale » constituée d’anciens ennemis (on pourrait se dire : chic ! ils sont réconciliés ! oui mais…) ayant complètement infléchi leur discours, parfois à 180 degrés.
D’où je tire 2 conclusions, plus désabusées l’une que l’autre : la première, que tous ces mecs roulant des mécaniques, annonçant des lendemains radieux, qu’on va voir ce qu’on va voir avec eux, que Bonux lave plus blanc que blanc, et qu’ils sont opposés à ce système (comme notre Marine, qui bouffe à tous les râteliers), arrivent non pas à infléchir, mais carrément à changer de discours, affirmant blanc ce qu’hier encore ils proclamaient noir. On en arrive à la conclusion coluchienne : « Le seul problème des hommes politiques, c'est de savoir qui aura le couteau, qui aura la fourchette. Là où ils sont tous d'accord, par contre, c'est pour bouffer dans votre assiette. » Ces gens-là[7], lie de l’humanité, n’ont pas de convictions ; juste des appétits.
La deuxième conclusion est qu’on ne nomme pas des gens pour leur représentativité, mais comme pour nous en France en 2017 avec Macron, on les désigne pour leur conformité au plan du « Machin »[8]. En clair, nous peuple, serons toujours les couillons de la farce, et les payeurs de l’addition.
Autre constat, outre la nomination du petit Mario, qui n’a rien à voir avec le sympathique plombier des jeux vidéo. L’U€ a déversé des milliards en Italie, à gogo, afin de lui créer une dette qui lui permettrait d’en prendre le contrôle afin de l’amener, en un processus qui n’a rien de démocratique, j’insiste sur ce point, à mener les « réformes structurelles » qu’elle entend y mener.
Or que constatons-nous en France depuis le début de la « crise » du Covid ? Non, on ne reparlera pas de la gestion de ces brêles du gouvernement. Car, en définitive, ils n’ont fait qu’obéir au Plan[9]. En fait, la machination se dévoile peu à peu. Outre que le confinement est complètement inopérant – d’autres pays n’ayant pas confiné, et n’ayant pas de résultats plus catastrophiques qu’en France, pays où tout le monde est plus intelligent -, les commerces fermés amenés à péricliter, on élimine cette frange « non productive » selon les termes de la GOPE susmentionnée. En outre, comme on arrose à coup de milliards – ce dont profitent les grosses entreprises, de manière pas très orthodoxe ni très probe, du reste -, on va pouvoir exiger de reprendre en main les rênes du pays.
En clair, placer le pays sous tutelle. Ni plus ni moins qu’une sorte d’occupation. Sauf que là, contrairement à 1940, il n’y a pas d’armée étrangère. Que des technocrates et leurs impératifs bruxellois – l’armée d’occupation est déjà en place : les milices suréquipées du Ministère de l’Intérieur, avec les moyens retirés à la Santé et à l’Education Publiques[10],[11]…
Dernier volet que j’ai compris grâce à cette vidéo. Tout le monde –ou presque - s’énerve face à la fraude fiscale des plus riches et des entreprises[12]. Tout le monde –ou presque - est scandalisé. Tout le monde –ou presque – s’étonne de la faible réponse de l’Etat et notamment de Bercy. Et si je vous disais que tout cela est organisé ? Si je vous disais que le petit Bruno sait parfaitement TOUT ce qui se passe, mais ferme volontairement (ou sur commande, cela revient au même ; souvenons-nous des propos de Chevènement : « un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne ») les yeux ? tout simplement parce que ça obéit au Plan ?
Cet argent qui fuit, qui va manquer, va être prétexte à contrôles, donc augmentation des moyens d’investigation et de coercition – légaux et en effectifs. Va permettre de justifier les contrôles fiscaux, à vous et à votre voisin, mais pas aux grossium, qui transigeront par-dessus vos têtes, directement avec Bercy, au cas où leur « comptable » exfiltrateur fiscal aurait mal accompli sa mission.
Et comme il va toujours manquer de l’argent dans les caisses, soit on va augmenter les impôts des particuliers (mais pas des riches, hein, faut pas déconner !), soit on va recourir à l’argent de Bruxelles. Lequel argent de Bruxelles, créé ex nihilo, va engendrer une dette. Que VOUS allez rembourser – eh oui ! passe que c’est de VOTRE faute. Donc vous et vos enfants serez endettés pour votre vie entière. A courir comme le hamster en cage dans sa roue, pour rembourser une dette fictive mais qui génère des intérêts, qu’il faudra rembourser aussi. Et plus il y aura de millionnaires qui exfiltreront leur argent, et plus votre dette augmentera. Mathématiquement. Fatalement.
Mais attention ! pas d’amalgame ! c’est pas la faute du petit Bruno, qui ne fait qu’obéir servilement, c’est pas la faute de l’Etat, puisque « c’est légal » nous a assurés le petit banquier. Tout ça, c’est de VOTRE faute ! donc à VOUS d’assumer…
Et comme ce que vous payez ne suffit pas, on est obligés de recourir à l’argent des imprimeries de la BCE. Donc creuser encore plus le déficit, la dette…
Je suis navré de me répéter et tourner en rond. Je le disais déjà, depuis belle lurette que, ce qui n’avait pas été réussi par les armes en 40-45 est en cours de réalisation par des moyens bien plus « pacifiques » et par les lois (puisqu’ils les font et les défont à leur guise – c’est pourquoi je ne parle pas de « légal »). Navré d’avoir été aussi long. Mais cette démonstration en plusieurs parties aurait, à mon humble avis, moins de sens et surtout de force.
[1] D’où cette insistance, toute allemande, pour une monnaie forte, Mark bis, l’€uro.
[2] Admirons l’euphémisme, tiré de la gestion des entreprises en RJ-LJ…. (si j’avais mauvais esprit, je dirais plutôt dépeçage)
[3] Peut-on parler seulement de « cost-killers » sans évoquer leur absence de scrupules et de considération humaine ?
[4] Lapsus calami – je voulais dire effectifs, mais je pense l’erreur significative.
[5] Cette Christine qui nous a bien prouvé, sous la houlette de Sarkozy, dans la gestion du Crédit-Débit Lyonnais notamment, qu’elle n’en avait rien à braire de l’équité ou de la justice.
[6] Voir ma réaction récente sur les manœuvres des multinationales comme les Starbucks ou autres Burger Mac-saloperies pour racheter les cafés-restaurants fermés par le blocus « sanitaire ».
[7] Voir mon post récent m’opposant à la professionnalisation de la fonction politique.
[8] A la différence près qu’à l’époque Gaullienne, le « Machin » désignait pour l’auteur du mot le joyeux bordel de la SDN, puis indirectement de l’ONU qui lui a succédé. Ici, le « Machin » représente une administration soviétique fonctionnant en huis-clos, complètement déconnectée des besoins intrinsèques des populations. C’était bien la peine de saper l’URSS, s’il s’agissait de la reproduire de notre côté !
[9] C’est bien pour cela que la Buzyn a été nommée à Genève, pour sévices rendus.
[10] Il serait étonnant que ces milices aient besoin d’Education, leur objectif étant de frapper, frapper à outrance, cogner comme des sourds, en dépit des lois des hommes et en dépit surtout des lois de la raison. Quant à la santé, on arrivera toujours, le cas échéant, à les caser en un hôpital des Armées, si besoin est….
[11] La Grèce, champ d’expérimentations réussi, et transposable, selon les paradigmes de la doxa actuelle…
[12] Voir les révélations sur les milliardaires vivant à l’étranger, dont les Mulliez du groupe Auchan en Belgique, mais aussi les Desforets en Suisse, etc. Voir le dernier scandale sur le Luxembourg et le groupe de Drahi, notamment. Mais aussi les comptes d’EDF (pourtant détenu par l’Etat – du moins en partie ; donc qui n’est pas censé ignorer la chose malgré les grands yeux étonnés du petit Bruno Lemaire), de Renault, etc, etc.
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Les orientations programmatiques de l'Union européenne en matière économique, politique et sociale, sont intégrées aux traités, inscrites dans le marbre de ceux ci et, par conséquent ,gelée...
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